Tandis que le marché de l’emploi semble stagner dans beaucoup de domaines, le secteur de la coiffure ne connaît pas la crise.

Dopée notamment par le récent afflux de clientèle masculine qui soigne autant ses cheveux que sa barbe, la profession dans la coiffure est en plein boom, à tel point que le recrutement est difficile tant la demande est forte.

Aperçu du paysage professionnel dans la coiffure

Le secteur de la coiffure est l’un des secteurs majeurs du commerce de proximité.

Avec près de 85 500 établissements en France pour un chiffre d’affaires de 6 milliards d’euros environ, la question de l’emploi est au cœur des interrogations.

Même si le secteur de la coiffure a perdu près de 28 % de ses effectifs en formation en 10 ans, la demande en matière d’apprentis ne faiblit pas.

En effet, les difficultés de recrutement sont plus fortes qu’elles ne l’ont jamais été.

Alors que la profession a perdu environ 5000 actifs depuis 2009, l’apprentissage s’avère une alternative très intéressante pour faire face à cette pénurie de main-d’œuvre.

À ce jour ce sont 17 600 apprentis qui travaillent dans l’univers de la coiffure, faisant de celui-ci le 2nd secteur de l’artisanat en termes d’apprentis.

Depuis longtemps, l’apprentissage n’a pas été valorisé.

Aujourd’hui, les actions du gouvernement visent à changer la donne.

Pas de chômage dans la coiffure ?

Avec plus de 85 000 salons de coiffure en France, le monde de la coiffure continue de recruter.

Le turn-over est relativement élevé dans ce secteur, notamment parce que la proportion des femmes qui décident de faire une pause pour leur maternité est plus importante qu’ailleurs. Toutefois, les opportunités ne manquent pas.

Aujourd’hui, près de la moitié des salons n’ont aucun salarié et environ 1/5 des patrons plus de 50 ans, ces derniers souhaitent transmettre leur salon.

Cela offre de nouvelles opportunités aux jeunes coiffeurs qui désirent s’installer ou juste entrer comme coiffeur dans une enseigne.

On estime que le taux de jeunes en formation qui trouvent du travail après leurs études de coiffure varie entre 85 et 90 %.

De plus, depuis quelques années, le marché masculin connaît un essor formidable.

Même si le métier était orienté vers une clientèle féminine, désormais, les hommes contribuent à accroître la fréquence dans les salons de coiffure. Une hausse de 26 % en 4 ans !

Et l’activité de barbier est bien installée avec le succès qu’on lui connaît.